Mon organisation en IEF

A l’approche de la fin de cette année scolaire – et donc de l’éventualité de l’inscription, ou non, de leur enfant dans un établissement scolaire -, certains parents qui sont tentés de franchir le pas peuvent se remuer les méninges sur le rythme à trouver – équilibre entre activités de/avec les enfants et nécessités domestiques, notamment ; et, pour ceux qui veulent travailler le formel : comment organiser le temps de travail ?

Je n’ai pas la prétention de donner une vérité absolue ; je vais seulement partager mon expérience de l’année écoulée, avec un CEB à préparer. Adeptes du unschooling et du lâcher-prise total, ne lisez pas, ou si vous le faites, ne jugez pas, chacun agit en fonction de ses capacités et de ses croyances…

Mon organisation peut paraître trop structurée aux allergiques, mais au sein de ce cadre, il y a beaucoup de souplesse.

Pour être sûre d’avoir balayé tout le programme sans fournir trop d’effort, tout en gardant une vitesse de croisière « d’entretien », j’ai estimé nécessaire de travailler un peu tous les jours. Les codes scolaires ainsi que la matière à étudier, c’est comme les langues étrangères : si on ne pratique pas régulièrement, on oublie.

Avec l’accord – voire à la demande – des filles, perdues devant trop de masse, je leur ai fait un découpage quotidien des exercices de leurs référentiels, assortis à chaque fois de la leçon associée. Le tout pour un temps de travail estimé à, en moyenne, 1h30/jour. Certains jours, tout est fini en 30 mn, mais quand la matière est plus dense, ça peut prendre dans les 3 heures. On est quand même loin des horaires scolaires ! Surtout que ce temps de travail est encore divisé : elles ont chacune un minuteur et travaillent 15mn, puis 5 mn de pause. Ce temps est librement adapté par elles en fonction des besoins. Elles travaillent de préférence le matin, et on garde les après-midis pour les activités (sorties ou simplement jeux de société).

Parce qu’un exemple vaut mieux que de longs discours, voici ce que je leur imprime à chaque début de période. Ensuite, elles se débrouillent ! Evidemment, le système est souple, si on a besoin de libérer un jour.

Cette année, nous avons commencé le travail scolaire mi-septembre, nous avons pris un mois de vacances à Noël, une semaine à Carnaval et une semaine à Pâques. Pour les angoissés du programme, Mini1 a fini mi-mai (il lui reste un mois de drill avant le CEB), Mini2 aura fini, à un rythme beaucoup plus léger que sa sœur, le 20 juin.

Et l’organisation au quotidien ?

Chacune des aînées à ses tâches assignées : Mini1 gère le lave-vaisselle, Mini2 la table du repas, les deux filles sont chargées de l’essuyage de la vaisselle et de leur propre repassage. A 10 et 12 ans, elles peuvent bien.

Quant à moi, je suis longtemps restée noyée sous la multiplicité des tâches domestiques à gérer, en plus des corrections des devoirs des filles et des mes propres formations en cours. Mini3 demande (demandait) énormément d’attention.

Deux événements m’ont permis de souffler un peu et d’avoir à nouveau une maison dans laquelle je me sente bien : la découverte d’une méthode, très américaine et très fordiste, mais ô combien efficace, de découpage du ménage ; et l’autonomisation progressive de Mini3. Les deux vont de pair.

La méthode dont je vous parle me permet de venir à bout de ma maison (4 niveaux ; 120 m² habitables + un sous-sol total) en maximum 3×15 mn par jour. Et avec ça, je fais même des trucs que je n’aurais pas espéré faire avant. On s’appuie avant tout sur des routines. La maison est découpée en 5 zones, on travaille à fond une zone par semaine, et on recommence le cycle à chaque début de mois. Du coup, oui, la zone 1 et la zone 5 sont parfois tronquées de quelques jours. Chaque jour pendant ma zone, je passe 15 mn et pas une de plus à briquer ce que j’ai envie de briquer. Les deux autres périodes de 15 mn sont destinées à des tâches hebdomadaires récurrentes qui concernent l’ensemble de la maison. Fini le perfectionnisme, en avoir fait un peu c’est déjà bien. Et on garde le weed-end libre pour profiter de la vie. (Utilisateurs/trices de la méthode officielle, pardonnez-moi pour ce résumé succinct, j’ai un peu adapté à mes besoins).

Cela va de pair avec l’autonomisation de Mini3, parce qu’il est beaucoup plus facile de faire patienter un petit enfant en lui disant : « je viens jouer avec toi dès que mon minuteur sonne », qu’en lui disant « attends, je finis ça ». Et moi-même je retrouve du temps de qualité à passer avec mon fils.

Oui, tout le monde a son minuteur à la maison, et oui, ça fait un peu course au temps ! Moi, je vois plutôt ça comme un garde-fou : limiter le temps que je consacre à une tâche me permet de ne pas me laisser absorber trop longtemps, et de ne pas me faire déborder par la multiplicité. J’en retire donc à la fois l’estime de moi d’avoir réussi à avancer un peu sur tous les fronts et de réussir à mener à bien mes objectifs (puisqu’ils sont devenus très accessibles), et la satisfaction qu’il me reste beaucoup de temps pour ce que j’ai envie de faire. Des quarts d’heure, il y en a tellement sur une journée !

Telle est ma goutte d’eau dans l’océan des possibles…

4 Comments

  1. super !

    j’ai des soucis avec mon ménage, je vais tenter ça !

    merci pour ce découpage « type » : cela me sera très utile !

  2. La méthode originale s’appelle « méthode Flylady », toutes les étapes sont faciles à trouver sur le net et même sur Facebook ! 😉

  3. Bonjour,je découvre aujourd’hui votre blog à mon grand bonheur car je vois que vous êtes en plus une famille IEF en Belgique!;) Nous habitons Bruxelles,je suis maman d’un petit garçon de 4 ans qui n’est pas scolarisé avec projet d’IEF nous aussi;) je vous souhaite une belle journée.Barbara

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pour pouvoir laisser un message, merci de résoudre : *